DEROULEMENT D’UNE
SEANCE

DÉROULEMENT DE LA THÉRAPIE

Le rythme optimal est hebdomadaire ou bi-mensuel. Une séance dure, en moyenne, une heure.

Il est impossible de déterminer le nombre de séances nécessaires à l’accomplissement d’une psychothérapie EMDR.

Il faut compter entre 1 à 3 séances pour des traumas simples ou pour des enfants, et jusqu’à 25 séances en moyenne, si l’histoire de vie de la personne est porteuse d’une grande complexité poly traumatique.

Le processus EMDR génère un effet relativement important sur le psychisme.

PREPARER LA THERAPIE

Il est donc important de débuter par une ou plusieurs séances de préparation afin de :

  • Construire une relation de confiance afin que la thérapie se passe au mieux.
  • Identifier la problématique responsable des troubles qui peut être solutionnée via l’EMDR, prioriser en fonction des souhaits de la personne.
  • Apprendre, comprendre ou réviser des outils de régulation émotionnelle qui peuvent être utiles si la séance est très perturbante.
  • Désensibiliser les émotions les plus handicapantes.

Si la personne se sent prête, le thérapeute peut ensuite commencer le retraitement de manière adaptée.

DÉROULEMENT D'UNE SÉANCE

En début de séance, le thérapeute demande de se concentrer sur le souvenir choisi et évalué, tout en se remémorant les stimuli physiques, émotionnels et sensoriels perturbant, ainsi que la pensée négative.

Cette phase réactive la mémoire concernée et le processus peut alors commencer sous surveillance du praticien.

Pour permettre de retraiter l’information liée à l’événement traumatique, il faut que le patient soit partiellement en contact avec le passé (traumatisme) mais uniquement partiellement, sinon il va rester bloqué dans ses schémas dysfonctionnels.

Il est donc indispensable que le patient reste en partie aussi dans le présent, où les schémas fonctionnels sont actifs, rendant les ressources accessibles.
Le thérapeute pratique alors des séries de stimulations bilatérales rapides et alternées, entre lesquelles est exprimé ce qui vient à l’esprit.

Des souvenirs défilent, présents ou passés, ainsi que des émotions et sensations physiques quelquefois. On poursuit jusqu’à ce que le souvenir soit apaisé, que la pensée constructive et dénuée de négativité devienne une évidence, en quelque sorte.
Au cours du processus, la pensée » je suis nul(le) » deviendra « j’ai de la valeur » par exemple.

AVANCER DANS LA THERAPIE

L’idée est donc de retraiter l’information avec le secours de la maturité et la distanciation émotionnelle, possibles dans le présent mais qui n’étaient pas présentes au moment de la survenue du traumatisme.

La thérapie finit par entraîner une désensibilisation des émotions liées au traumatisme, et une lecture adaptée et nouvelle de l’événement. Par exemple, la culpabilité s’efface au profit de l’idée que l’on a fait de son mieux ou que l’on n’y était pour rien.

J’utilise, pour ma part, des buzzers EMDR que le patient tient dans ses mains :
ils créent des mini vibrations droite/gauche dont le timing est géré par le thérapeute.

Il n’y a pas forcément besoin que le patient ait identifié, à priori, l’événement responsable, si tant est qu’il y en ait un. L’identification du ou des événements dignes d’intérêt fait partie intégrante de la psychothérapie EMDR.

Le travail peut être rapide et aboutir à une séance dite complète, en une fois, avec la pensée positive « installée » ou, plus généralement, nécessiter plusieurs séances.

Dans ce cas, le travail commencé se poursuivra en profondeur, de manière inconsciente entre les séances : cela peut parfois générer un inconfort émotionnel ou des rêves perturbants.

Il peut être alors utile de noter ce qui se passe entre 2 séances pour le rapporter au praticien.

Source Schéma :DR NEVEUX Nicolas , psychiatre , psychothérapeute

L’EMDR est une thérapie brève, pragmatique et structurée, nécessitant la participation active du patient.

Elle mobilise ses ressources propres et demande un engagement suffisant dans le temps.

LE RÔLE DU THÉRAPEUTE :

Il accueille la personne, instaure un échange, respectueux et sans jugement, avec empathie. Il recueille son histoire, dans une relation de confiance, de sécurité et de confidentialité.

Il évalue la stabilité émotionnelle et psychique afin de choisir les processus les plus adaptés.

S’il estime que la personne peut bénéficier du processus EMDR, il prend le temps de le lui expliquer clairement et répond à ses questions.

Avec la personne, il choisit le souvenir à traiter. Selon le processus, sont repérées les pensées associées, les émotions et le ressenti physique conscient.

En règle générale, il commence les stimulations bilatérales vibratoires et accompagne le déroulé ( souvenirs , émotions , ressentis…). Synthétiquement, lorsque la pensée négative irrationnelle sur soi s’est transformée en pensée positive et adaptée, le praticien peut « installer « et terminer la séance.

Il choisit les techniques appropriées en fonction du déroulement du processus , du temps disponible , de l’état psychique de la personne.

Il accompagne le processus avec patience, douceur, il gère la notion de temps et le confort de la personne. Il soutient, valorise, encourage, contient.

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